Passer au contenu

Hépatite infectieuse canine (hépatite de Rubarth)

novembre 5, 2025

L’essentiel à retenir : l’hépatite de Rubarth est une maladie virale foudroyante qui cible le foie, souvent mortelle pour les chiots non protégés. La vaccination constitue la seule arme fiable pour contrer ce virus tenace. L’apparition soudaine d’un voile bleuté sur l’œil doit alerter immédiatement : c’est le signe typique de cette urgence vitale.

Avez-vous déjà pensé qu’une simple promenade pouvait exposer votre animal à l’hépatite de rubarth chien, ce tueur silencieux qui ne laisse aucune chance aux imprudents ? Je vous explique ici comment identifier cette maladie redoutable pour réagir avant qu’il ne soit trop tard pour votre fidèle compagnon. Vous découvrirez les indices trompeurs à ne jamais ignorer et la seule méthode infaillible pour sauver la vie de votre petite boule d’énergie.

Index

    L’hépatite de Rubarth : l’ennemi invisible de votre chien

    Chien malade atteint de l'hépatite de Rubarth causée par l'adénovirus canin

    Un virus redoutable : l’adénovirus canin de type 1

    Soyons clairs : l’hépatite de rubarth chien n’est pas une banale indigestion passagère. C’est une maladie infectieuse et grave provoquée par un agent précis, l’adénovirus canin de type 1 (CAV-1). Ce n’est pas juste une crise de foie, c’est une attaque virale brutale contre les organes vitaux.

    Sa cible privilégiée reste le foie, dont il détruit méthodiquement les cellules. Le virus ne s’arrête pas là et ravage également les reins ainsi que les parois des vaisseaux sanguins.

    Votre animal n’est pas le seul concerné par ce fléau. La faune sauvage, où le renard roux est un hôte connu, agit malheureusement comme un réservoir actif pour cette pathologie.

    Comment votre chien peut-il l’attraper ?

    La contamination est sournoise et passe par la voie oro-nasale. Il suffit que votre compagnon renifle ou lèche des matières infectées lors d’une promenade pour que le cauchemar commence.

    Le danger rôde partout où un animal malade est passé. Voici les vecteurs que vous devez surveiller comme le lait sur le feu :

    • L’urine, véritable bombe à retardement contaminant des mois après guérison.
    • Les selles laissées dans la nature.
    • La salive d’un congénère infecté.
    • Les objets du quotidien souillés, comme les gamelles ou jouets.

    La résistance du virus dans l’environnement

    Ne sous-estimez jamais cet adversaire microscopique. Le CAV-1 est très résistant et peut survivre plusieurs semaines, voire des mois, dans le milieu extérieur.

    Cette ténacité rend la décontamination extrêmement complexe et augmente le risque de contagion indirecte. Le CAV-1 est un adénovirus non enveloppé très résistant, ce qui lui permet de persister longtemps hors de l’hôte.

    Les symptômes à surveiller : quand faut-il s’inquiéter ?

    Maintenant que vous savez comment ce virus se propage, il faut apprendre à reconnaître les signaux d’alerte. La maladie peut prendre plusieurs visages, certains plus violents que d’autres.

    Les différentes formes cliniques de la maladie

    On distingue trois formes : suraiguë, aiguë et chronique. La gravité dépend surtout de l’âge du chien et de son statut vaccinal. La forme suraiguë reste foudroyante. Elle frappe hélas les très jeunes chiots.

    La forme aiguë est la plus « classique » chez les jeunes chiens non vaccinés. La forme chronique s’avère plus rare. Elle conduit lentement à une insuffisance hépatique progressive. C’est un diagnostic lourd.

    Chez les très jeunes chiots, la forme suraiguë est dramatique. Elle peut entraîner le coma et la mort en quelques heures, avec un taux de mortalité proche de 100%.

    Les signes qui doivent vous alerter immédiatement

    Les symptômes généraux sont souvent les premiers à apparaître. Ils ne sont pas spécifiques à l’hépatite de Rubarth chien. Ils doivent pourtant motiver une consultation rapide.

    Regardez bien votre animal, car ces signes cliniques ne trompent pas :

    • Forte fièvre (souvent le premier signe).
    • Abattement extrême et perte d’appétit (anorexie).
    • Troubles digestifs : vomissements et diarrhée (parfois hémorragique).
    • Douleur abdominale intense, le chien se tient le dos voûté.
    • Ganglions gonflés (adénomégalie).

    L’œil bleu, un symptôme très caractéristique

    Vous avez peut-être entendu parler de « l’œil bleu de Rubarth ». C’est un œdème de la cornée. Cela donne à l’œil un aspect bleuté ou opaque.

    Ce symptôme apparaît généralement une à deux semaines après les premiers signes. C’est une séquelle assez typique de la maladie.

    Diagnostic et pronostic : ce que vous devez savoir

    Face à ces symptômes, le temps est compté. Seul un vétérinaire pourra poser un diagnostic certain et évaluer les chances de survie de votre animal.

    Comment le vétérinaire confirme-t-il le diagnostic ?

    Tout commence par une forte suspicion clinique : votre chien est jeune, présente ces symptômes alarmants et surtout, une absence de vaccination. Le vétérinaire va alors chercher à traquer le coupable pour ne pas le confondre avec une autre pathologie. Mais l’observation ne suffit pas, il faut confirmer la présence du virus.

    On passe ensuite aux choses sérieuses avec des analyses de sang pour évaluer les dégâts sur la fonction hépatique et la coagulation. Pour une certitude absolue, on utilise des tests spécifiques comme la recherche du virus par PCR sur le sang ou les urines. Les tests sérologiques détectent les anticorps, seule preuve irréfutable pour valider le diagnostic à 100 %.

    Hépatite de Rubarth vs autres maladies

    CritèreHépatite de Rubarth (CAV-1)Maladie de Carré
    Agent viralAdénovirus canin type 1Morbillivirus
    Symptômes dominantsAtteinte du foie, troubles de la coagulation, fièvreSignes respiratoires, digestifs, puis nerveux
    Signe oculaire typiqueŒdème cornéen « œil bleu »Conjonctivite purulente, KCS
    Cible principaleFoie, reins, yeuxSystème respiratoire, digestif, nerveux

    Quel pronostic pour un chien atteint ?

    Soyons honnêtes, le pronostic reste réservé à sombre, surtout si la forme est aiguë. Si la mortalité oscille entre 10 et 30 % chez l’adulte, elle grimpe malheureusement en flèche chez les chiots non protégés.

    Même s’il s’en sort, des séquelles chroniques comme une insuffisance hépatique ou des problèmes rénaux peuvent apparaître plus tard. C’est pourquoi la nécessité d’une hospitalisation avec soins intensifs n’est pas une option, c’est une obligation vitale.

    La prévention : la seule arme efficace contre la maladie

    Face à une maladie aussi dévastatrice et sans traitement spécifique, vous comprenez que la seule stratégie viable est de l’éviter. Et pour ça, il n’y a pas de secret.

    La vaccination : le bouclier indispensable

    Soyons clairs : la vaccination reste le rempart absolu pour sauver votre compagnon. Certes, l’infection a reculé, mais la maladie reste présente en France bien que rare. Le virus circule encore sournoisement. Ne prenez pas ce risque inutile.

    Ce vaccin figure dans le protocole de base de tout vétérinaire sérieux. Vous le verrez souvent noté « H » sur le carnet. Il bloque efficacement l’hépatite infectieuse canine.

    Un chien non vacciné ou avec un protocole incomplet est une cible facile. La vaccination n’est pas une option, c’est une responsabilité pour la santé de votre chihuahua.

    Le protocole vaccinal et les rappels

    Le schéma démarre tôt chez le chiot, dès deux mois. On pratique généralement deux injections espacées de quelques semaines. Ensuite, un rappel indispensable se fait un an plus tard. C’est la base solide de l’immunité.

    Mais attention, l’immunité n’est pas éternelle. Il faut absolument maintenir des rappels réguliers durant toute la vie du chien. Votre vétérinaire définira la fréquence idéale selon son mode de vie.

    Pour connaître les détails, respectez scrupuleusement le calendrier de vaccination de votre chihuahua établi par votre vétérinaire.

    Désinfecter l’environnement pour casser le cycle

    Si l’hépatite de Rubarth chien a frappé ou en collectivité, le nettoyage devient une obsession vitale. Ce virus résiste, alors sortez l’artillerie lourde :

    • Utiliser un désinfectant virucide efficace contre les virus non enveloppés (type parvovirus) ;
    • L’eau de Javel diluée est une bonne option ;
    • Nettoyer rigoureusement sols, gamelles, jouets et textiles.

    L’hépatite de Rubarth est une véritable épée de Damoclès pour nos compagnons. Je ne le dirai jamais assez : ne jouez pas à la roulette russe avec la santé de votre chien. La vaccination reste votre unique bouclier contre ce fléau invisible. C’est un geste d’amour simple qui peut tout changer.

    FAQ

    C’est quoi exactement, cette hépatite de Rubarth ?

    C’est une vraie petite vipère, cette maladie. Pour faire simple, c’est une infection virale très sérieuse causée par l’adénovirus canin de type 1 (le fameux CAV-1). Elle ne s’attaque pas qu’au foie de votre compagnon, mais aussi à ses reins, ses poumons et même ses yeux. C’est un ennemi invisible et contagieux qu’il ne faut surtout pas sous-estimer, car il peut faire de gros dégâts très rapidement.

    Quels symptômes doivent me mettre la puce à l’oreille ?

    Si votre boule d’énergie devient soudainement toute raplapla, méfiance. Les signes classiques, c’est souvent un cocktail désagréable : une forte fièvre, des vomissements, de la diarrhée et un chien qui refuse catégoriquement sa gamelle. Il peut aussi avoir très mal au ventre. Mais le signe qui ne trompe pas, c’est cet « œil bleu » caractéristique (un œdème de la cornée) qui peut apparaître un peu après. Si vous voyez ça, foncez chez le véto !

    Comment repérer les tout premiers signes de la maladie ?

    Au début, c’est souvent assez flou, et c’est bien là le piège. Votre chien va d’abord avoir de la fièvre et sembler extrêmement abattu, comme s’il avait perdu toute sa joie de vivre d’un coup. Il peut aussi avoir les ganglions gonflés et les amygdales enflammées. Je vous conseille de ne pas attendre que ça passe : dès que son comportement change radicalement et qu’il semble « éteint », c’est un signal d’alarme immédiat.

    À quoi ressemblent les selles d’un chien malade ?

    Ce n’est pas le sujet le plus glamour, je vous l’accorde, mais c’est un indicateur clé à surveiller. Avec l’hépatite de Rubarth, le système digestif prend un sacré coup. Vous allez souvent observer des diarrhées sévères, et malheureusement, elles peuvent être hémorragiques (contenir du sang) à cause des troubles de la coagulation que provoque le virus. C’est le signe que l’organisme est en grande souffrance.

    Est-ce que mon chien peut survivre à ce virus ?

    Je ne vais pas vous mentir, c’est une bataille difficile. Chez les chiots très jeunes, c’est souvent dramatique et foudroyant. Pour les chiens plus âgés, avec une hospitalisation rapide et des soins intensifs, on peut les sauver, même si le pronostic reste réservé (environ 10 à 30 % de mortalité). C’est pour ça que je vous rabâche les oreilles avec la vaccination : c’est vraiment votre seule carte maîtresse pour éviter ce cauchemar.

    Cookies